Au cours de notre travail
précédent, nous nous sommes penchés sur les objectifs pédagogiques. Le domaine
cognitif de Bloom et le domaine affectif étaient les plus en phase avec notre
projet.
Notre travail actuel nous
demande de nous pencher sur les objectifs par compétences. Pour se faire, trois
documents ont été mis à notre disposition. L'un d'eux a surtout attiré notre
attention : « L'approche par compétence : une mystification pédagogique ». En
effet, au début de l'article, l'auteur met en avant les bienfaits des objectifs
par compétences. Parmi ces points forts, on peut relever : la capacité de
l'élève à savoir "mobiliser" ses ressources plutôt qu'à les
"posséder" seulement ; la capacité à utiliser à la fois les savoirs,
les savoir-faire et les savoir-être ; et la volonté de préparer les élèves au
milieu de l'entreprise. Grâce à ces compétences, l'élève gagne en polyvalence
et apprend à réagir à différentes situations auxquelles il peut être confronté.
Toutefois, certains détracteurs émettent des réserves à propos de cette
pratique en lui reprochant d'axer son approche seulement sur les savoir-faire
au détriment des savoirs.
L'ensemble de ces acceptations
va servir de base à notre projet qui est le suivant : l'apprentissage du Breton
dans une classe de primaire en Bretagne par le biais du e-learning.
Avec ce qui a été dit
précédemment, la première chose qui nous parait frappant est l'antagonisme
savoir/savoir-faire. En effet, pour notre projet, ces deux entités ne doivent
pas être mises à dos comme c'est le cas la plupart du temps dans le système de
l'éducation. Ici, l'élève a besoin de ces deux étapes dans son d'apprentissage
de la langue.
Toutefois, la compétence
du savoir nous parait plus importante que la compétence du savoir-faire dans un
premier temps. En effet, l'élève ne peut en aucun cas apprendre une langue s'il
ne connaît pas les bases de celle-ci. Il ne pourra donc pas mettre en
application ce qu'il sait s'il ne dispose d'aucune notion à l'origine. Deux
façons de transmettre ces compétences existent : la voie "classique"
par un professeur avec sa classe, et la voie plus "moderne" avec le recours
au e-learning. En ce qui nous concerne, nous pensons que ces compétences
doivent se faire d'abord par un professeur, puis par le biais de l'informatique
ensuite. Notre préférence se justifie de la manière suivante : avec le
professeur, l'élève n'est pas laissé à lui-même, contrairement au cas de
l'informatique qui se contente le plus souvent de dire s'il a répondu
"vrai" ou "faux" à une question. Le professeur assure un
encadrement plus resserré avec l'élève.
Passons maintenant au
second volet de ces compétences : les savoir-faire. A nouveau, il nous parait
important de privilégier d'abord le rapport élève/professeur/camarades de
classe, plutôt que l'informatique. L'usage de cet outil est préférable dans un
second temps. Les raisons de notre choix sont les mêmes que ceux évoqués plus
haut à propos du savoir.
Une fois que l'élève aura
suffisamment travaillé avec son professeur et ses camarades de classe, il devra
cette fois apprendre à réaliser ces différents exercices avec le e-learning. De
cette manière, une compétence non-négligeable gagnera à être beaucoup
dévelloppée : le savoir-être. En effet, l'élève aura su doubler ses compétences
grâce à son professeur et ses camarades de classe, mais également grâce à
l'informatique. Cette qualité lui sera utile aussi bien pour les autres
matières que dans la vie de tous les jours.
A ce stade, on constate
un phénomène intéressant en lien avec les objectifs par compétences :
l'acquisition d'un ensemble de savoirs, savoir-faire et savoir-être.
En outre, l'élève acquiert aussi
deux qualités souvent défendues grâce aux objectifs par compétences : la
socialisation et la polyvalence.
Un point est à noter toutefois
: la préparation au milieu de l'entreprise. En effet, durant nos recherches,
nous avons vu que les approches par compétences sont reconnues pour immiscer
les élèves dans le milieu de l'entreprise. Ici, par rapport à notre projet,
nous préférons émettre des réserves : en effet, n'oublions pas que les élèves
en question ne sont qu'en CM2. Il paraît donc beaucoup trop tôt pour parler de
milieu professionnel, surtout quand on sait à quel point les jeunes en générale
peinent à trouver le métier qui leur correspond le plus. D'autre part, à
prendre notre projet comme tel, à quelle(s) profession(s) directe(s) l'apprentissage
du Breton par le biais du e-learning peut-il mener ? Professeur, professions en
lien avec le e-learning... A première vue, on relève des ouvertures
professionnelles assez restreintes. Toutefois, l'ensemble des compétences
acquit ici permettra à coup sûr aux élèves de mieux réussir dans leurs études
futures, et ce, à deux niveaux : d'un point de vue purement scolaire, et d'un
point de vue plus pratique dans le domaine de l'informatique. C'est ici le
dernier secteur de compétences que nous voyons dans notre projet.
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