vendredi 8 mai 2015

Prolongement : les styles d'apprentissage

      Pour compléter mon projet sur l'apprentissage du Breton à des élèves de primaire par le biais du e-learning, je me suis penché sur les documents de Monsieur Javaux sur les styles d'apprentissage. « Un outil réflexif pour concevoir un scénario pédagogique intégrant les TIC » est celui qui a le plus attiré mon attention. En effet, ce document rappel que certains enseignants commettent l'erreur de se lancer trop vite dans leur travail, sans véritablement prendre le temps d'analyser les obstacles auxquels ils devront faire face. Les conséquences de cette manière d'agir sont les suivantes : « Ceci les conduisait à rencontrer les différents problèmes technologiques (formation des étudiants, disponibilité du matériel), organisationnels (participation des étudiants, disponibilité de salles informatiques, etc.), pédagogiques (changement de rôle des enseignants, évaluation, etc.) ou institutionnels (reconnaissance du travail accompli par les autorités, financement, etc.) ». 
  A ce stade, l'article propose une distinction intéressante entre les notions de « dispositif » et de « scénario ». Le premier terme désigne la mise en oeuvre des différents moyens (techniques et humains) pour la réalisation de son projet. La seconde expression renvoie aux questions qu'il faut se poser pour effectuer son travail. On a donc une distinction intéressante entre savoir et pratique. Ce point m'a semblé judicieux dans mon projet, puisque je ne l'avais pas suffisamment pris en compte jusqu'à présent. 
     Pour approfondir la question du scénario pédagogique, je me suis penché sur les 17 dimensions afin de concevoir un scénario. Pour mon projet, 4 d'entre elles ont attiré mon attention : la n°5 qui s'interroge sur le rôle de l'enseignant, la n°6 sur les sources de motivation, la n°8 sur la sensibilité aux différences culturelles et la n°9 sur la communauté de pratique. Ces 5 dimensions étaient intéressantes selon moi, car elles donnent une importance à l'apprenant. Dans la mesure où ces derniers sont des primaires dans mon projet, j'ai jugé bon de privilégier les dimensions qui s'interrogent sur le statut de l'apprenant. A titre d'exemples, la source de motivation que j'ai estimé pertinente est celle-ci : « L'environnement d'apprentissage sera convivial et proposera des activités innovantes et originales ». De plus, je n'avais encore jamais pris en compte le facteur culturel dans mon projet. Cette notion paraît d'autant plus importante que mes apprenants sont des primaires, et sont donc à un âge où ils apprennent à se construire, ce qui inclut forcément des distorsions culturelles entre eux. 
     Autre paramètre à prendre en compte dans l'article : la rencontre avec les professeurs et les étudiants. Cette étude de terrain permet une analyse d'ensemble sur la situation d'apprentissage à gérer. Toutefois, pour mon projet, je me pose la question suivante : est-il vraiment nécessaire d'interroger des élèves de primaire ? Comme je n'ai pas de réponse précise à donner, je préfère ne pas me prononcer à ce sujet. 


    D'autre part, cet article rappel les intérêts et les points faibles de l'intégration des TIC dans les scénarios pédagogiques. On retrouve notamment : la possibilité de faire des tâches à un nombre infini sans avoir besoin de l'intervention d'un enseignant, le fait qu'un cours à distance soit moins bénéfique qu'en présentiel, ou le fait que les connaissances deviennent quoi qu'il arrive biaisées si le numérique intervient. L'ensemble de ces facteurs sont dorénavant pris en compte dans mon projet. 

     
   Un second article de cette activité a attiré mon attention : « Le concept d'apprentissage ». En effet, le style d'apprentissage n°6 (auditif-viuel) m'a paru être en concordance avec mon projet, puisque les enfants semblent mieux apprendre par l'intermédiaire de ce procédé. En outre, ce style d'apprentissage rejoint celui de Gartner avec l'intelligence musicale. 
  En ce qui concerne les styles d'apprentissages d'après Kolb, c'est « l'observation réfléchie » que j'ai jugé utile pour mon projet. On en revient donc à ce que j'évoquais dans l'article précédent : la volonté de réfléchir aux obstacles auxquels nous pourrions être confrontés dans notre projet de façon à les contrer. Une fois cette étape passée, on peut employer « l'expérimentation active » comme style d'apprentissage, puisqu'une mise en pratique du breton sera forcément nécessaire pour son apprentissage. 

  Après m'être penché sur les attitudes d'apprentissage, j'ai trouvé que la « répétition, mémorisation par coeur » était celle qui collait le plus à mon projet. En effet, comme mes apprenants sont en CM2, ils sont en pleine possession de leurs capacités intellectuelles, et doivent apprendre à les développer. Un exercice de mémorisation permettrait d'atteindre cet objectif. 

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