dimanche 24 mai 2015

Devoir n°2 : Evaluation d’un projet d’une camarade de promotion

     Le projet de Benedicte est le suivant : un atelier en présentiel de veille destiné à des doctorants d'archéologie et d'ethnologie.


    Tout d'abord, pour me lancer dans ce travail d'analyse de projet, je vais m'intéresser à la vision de Benedicte Macgregor sur les 6 modèles d'Agostinelli. En effet, cette démarche me permettra de comprendre plus en détail son atelier en présentiel de veille destiné à des doctorants d'archéologie et d'ethnologie.


     Dans son analyse, Benedicte prend en compte plusieurs facteurs que j'ai relevé aussi dans le modèle n°1 : les modèles qui questionnent les situations d'apprentissage en classe et en présentiel (modèle de contrat, de temps...). De plus, toujours pour ce modèle n°1, elle met en avant que l'enseignement à distance a lui aussi ses particularités selon plusieurs facteurs (temps, milieu...). A nouveau, je la rejoins aussi, car j'ai partagé cette vision lors de mon travail préparatoire. Les questions qu'elle relève à propos de cette approche sont elles aussi pertinentes. Cependant, là où je pourrais aller un peu plus loin qu'elle dans son analyse, c'est au sujet des institutions. En effet, je pense que ce paramètre joue un rôle majeur dans ce modèle n°1, et qu'il doit être davantage pris en compte. Lors de la rédaction de mon projet personnel, j'ai pu réaliser à quel point que cela se vérifiait.
     Au sujet du modèle n°2 d'Agostinelli, je la rejoins sur tous les points : « échange », « participation », « négociation »... Chacun de ces éléments contribuent en effet à l'apprentissage des membres entre eux. Là où je pourrai aller un peu plus loin que ce que dit Bénédicte, c'est en ajoutant que cet échange contribue à une co-construction des connaissances entre les différents acteurs. Je pense qu'il faut mettre davantage l'accent sur ce point qui me semble non-négligeable pour comprendre ce modèle d'Agostinelli.
Ce que j'apprécie dans l'analyse du modèle n°3 d'Agostinelli, c'est que Benedicte est allée plus loin que moi dans sa compréhension. En effet, en plus de prendre en compte la notion de « scénario », Benedicte explique que ce facteur est à prendre en fonction des notions de « conditions » et/ou de « contexte ». Elle me permet ainsi de mieux cerner ce modèle n°3. Les problèmes que prend en compte Benedicte sont aussi les mêmes que j'ai pu relever. Pour cette raison, je la rejoins à nouveau.
    En revanche, lorsque je lis le travail de Benedicte pour le n°4 d'Agostinelli, je ne comprends pas trop où elle veut en venir. Ce sont surtout les deux points ci-contre qui me posent problème : « visent la transmission des connaissances » et « visent l'appropriation de sa propre culture ». En ce qui me concerne, j'ai compris ce modèle n°4 par rapport à la notion de « technique » que je ne vois pas apparaître dans son travail. Selon moi, cette notion de « technique » servirait de fil conducteur à chacun des apprenants dans ce modèle.
     Pour le modèle n°5 d'Agostinelli, je la rejoins dans le fait qu'un échange permanent ait lieu entre les différents acteurs (leaders et suivants). Toutefois, à la différence de moi, Benedicte a davantage insisté sur ce processus d'échange. En ce qui me concerne, j'ai plutôt vu un rapport "d'humain à humain" pour ce modèle. L'échange entre les différents intervenants serait secondaire par rapport à leur volonté de créer un groupe homogène.
   Je pense que je rejoins aussi Benedicte dans sa compréhension du modèle n°6 d'Agostinelli. Pour autant, quelque facteurs me manquent pour savoir si elle a compris comme moi ce dernier modèle. En effet, l'un des seuls propos qu'elle émet à ce sujet est le suivant : « L'enseignant doit créer les conditions suffisantes pour l'appropriation des connaissances et créer un espace de négociation ». J'aurais aimé que Benedicte développe davantage sa vision des choses pour savoir si je partage la sienne aussi. Ce peu d'éléments de réponse soulève un problème d'implicite que je devrai élucider par moi-même lors de mon travail d'analyse de son projet.


    Ainsi, Benedicte et moi partageons de nombreux points communs à propos de notre compréhension des 6 modèles didactiques d'Agostinelli. Certains points sont nuancés, ce qui me permet d'approfondir ma réflexion sur ce travail ; tandis qu'un seul est en incompréhension (le modèle n°4). Cet échange personnel que je fais sur son travail va me permettre d'aborder plus sereinement celui que je vais faire sur son analyse de projet.


     Le projet de Benedicte est donc le suivant : un atelier en présentiel de veille destiné à des doctorants d'archéologie et d'ethnologie. Ce que j'apprécie dans sa démarche, c'est qu'elle décompose son projet de la manière suivante : « Avant l’atelier », « Pendant l’atelier » et « Après l’atelier ». En tant que lecteur, ce schéma est très utile, car nous avons tout de suite les bases pour faciliter notre compréhension du projet.

     Au sujet du modèle n°1 d’Agostinelli, on ne peut qu’apprécier à quel point Benedicte fourni des réponses exhaustives pour son projet. A mes yeux, tout y est : les paramètres de temps, de situation, d’institution... Je n’ai donc rien à rajouter de plus, car je la rejoins. On comprend aisément que ce premier modèle rentre complètement dans le cadre de son atelier en présentiel de veille destiné à des doctorants d'archéologie et d'ethnologie.
    Ce que j’aime aussi dans son projet, c’est que Benedicte insiste sur l’aspect d’« échange » entre les différents intervenants. En effet, ce que Benedicte exposait précédemment dans le premier modèle, c’était les règles à mettre en place pour le bon déroulement de son atelier. On assistait plutôt à un échange de l’enseignant aux étudiants. Ici, à travers le modèle n°2 d’Agostinelli, Benedicte pointe du doigt la volonté de créer de l’interaction entre les différents apprenants. Elle en vient même à parler de « communauté ».
     Pour le modèle n°3 d’Agostinelli, il semblerait que Bénedicte nous renvoie aux phases « avant l’atelier », « pendant l’atelier » et « après l’atelier ». Est-ce que je lis correctement le sens de son schéma ici ? C’est à vérifier auprès de Benedicte directement. Si j’ai raison dans ma lecture, je suis à nouveau d’accord avec ce qu’elle raconte C’est surtout le côté formation en « individuel » et en « interactivité » que j’ai trouvé intéressant, puisqu’il renvoie à nouveau au processus d’échange dont j’ai parlé précédemment. Selon moi, elle a pensé à tous les éléments de « scénario » possible pour son projet. 
   Le modèle que j’avais le plus envie de lire dans son projet est le modèle n°4 d’Agostinelli. En effet, lorsque j’ai lu sa compréhension des 6 modèles d’Agostinelli, j’avais bien insisté sur le fait que j’étais en désaccord avec la compréhension de Bénedicte. Cette fois, lorsque je lis ce modèle n°4 par rapport à son projet, je comprends davantage où elle veut en venir. Mieux, je vais même dans son sens lorsque je la lis. En effet, Benedicte explique qu’il est compliqué pour elle d’appliquer ce modèle n°4, puisque certains apprenants sont réfractaires à l’utilisation de l’informatique. J’ai trouvé très intéressant de pouvoir tomber sur une telle situation dans le cadre d’un projet e-learning. Très justement, Benedicte parle de « communauté hétérogène ».
    Le modèle n°5 d’Agostinelli m’intéressait beaucoup lui aussi, puisque d’après Bénédicte, il ne rentrait pas dans son projet. J’ai donc relu mes notes sur ce modèle, je les ai comparés ensuite avec les siennes, et j’ai confronté nos deux perceptions avec son projet. Voilà ce que j’en ais conclus : je comprends en partie pourquoi Benedicte affirme que ce modèle ne correspond pas à ce projet, puisque les apprenants de son groupe sont tous en doctorat, et doivent posséder un niveau de connaissances équivalent entre eux. Pour autant, même si ces personnes ont un niveau d’étude très élevé, il doit forcément avoir des gens moins bons que d’autres dans leur domaine. Il est donc possible qu’un partage intellectuel puisse s’opérer entre eux. Reste à savoir comment palier les difficultés pour atteindre cet objectif en toute solidarité. Autre chose : comment faire pour que les leaders ne soient pas exclus du groupe ? Telles sont les modalités qui pourraient être prises en compte pour ce projet, mais que Bénedicte a omises.
     Bien que Bénedicte ne développe pas trop le modèle n°6 d’Agostinelli en fonction de son projet, j’ai pu voir qu’elle l’applique avec justesse, puisqu’elle parle bien d’un groupe hétérogène qui fonctionne autour d’un « réseau de travail » par rapport à un « nœud ».



     Ainsi, j’ai trouvé très enrichissant de m’intéresser au projet de Benedicte sur son atelier en présentiel de veille destiné à des doctorants d'archéologie et d'ethnologie. Elle a pu m’apprendre beaucoup de choses sur le e-learning, d’approfondir ma réflexion sur le texte d’Agostinelli et d’enrichir mon propre projet sur l’apprentissage du Breton à une classe de primaire en Bretagne.

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