Le projet de Benedicte est le suivant : un atelier en présentiel de
veille destiné à des doctorants d'archéologie et d'ethnologie.
Tout d'abord,
pour me lancer dans ce travail d'analyse de projet, je vais m'intéresser à la
vision de Benedicte Macgregor sur les 6 modèles d'Agostinelli. En effet, cette
démarche me permettra de comprendre plus en détail son atelier en présentiel de
veille destiné à des doctorants d'archéologie et d'ethnologie.
Dans son
analyse, Benedicte prend en compte plusieurs facteurs que j'ai relevé aussi
dans le modèle n°1 : les modèles qui questionnent les situations
d'apprentissage en classe et en présentiel (modèle de contrat, de temps...). De
plus, toujours pour ce modèle n°1, elle met en avant que l'enseignement à
distance a lui aussi ses particularités selon plusieurs facteurs (temps,
milieu...). A nouveau, je la rejoins aussi, car j'ai partagé cette vision lors
de mon travail préparatoire. Les questions qu'elle relève à propos de cette
approche sont elles aussi pertinentes. Cependant, là où je pourrais aller un
peu plus loin qu'elle dans son analyse, c'est au sujet des institutions. En
effet, je pense que ce paramètre joue un rôle majeur dans ce modèle n°1, et
qu'il doit être davantage pris en compte. Lors de la rédaction de mon projet
personnel, j'ai pu réaliser à quel point que cela se vérifiait.
Au sujet
du modèle n°2 d'Agostinelli, je la rejoins sur tous les points : « échange », «
participation », « négociation »... Chacun de ces éléments contribuent en effet
à l'apprentissage des membres entre eux. Là où je pourrai aller un peu plus
loin que ce que dit Bénédicte, c'est en ajoutant que cet échange contribue à
une co-construction des connaissances entre les différents acteurs. Je pense
qu'il faut mettre davantage l'accent sur ce point qui me semble non-négligeable
pour comprendre ce modèle d'Agostinelli.
Ce que j'apprécie dans
l'analyse du modèle n°3 d'Agostinelli, c'est que Benedicte est allée plus loin
que moi dans sa compréhension. En effet, en plus de prendre en compte la notion
de « scénario », Benedicte explique que ce facteur est à prendre en fonction
des notions de « conditions » et/ou de « contexte ». Elle me permet ainsi de
mieux cerner ce modèle n°3. Les problèmes que prend en compte Benedicte sont
aussi les mêmes que j'ai pu relever. Pour cette raison, je la rejoins à
nouveau.
En
revanche, lorsque je lis le travail de Benedicte pour le n°4 d'Agostinelli, je
ne comprends pas trop où elle veut en venir. Ce sont surtout les deux points
ci-contre qui me posent problème : « visent la transmission des connaissances »
et « visent l'appropriation de sa propre culture ». En ce qui me concerne, j'ai
compris ce modèle n°4 par rapport à la notion de « technique » que je ne vois
pas apparaître dans son travail. Selon moi, cette notion de « technique »
servirait de fil conducteur à chacun des apprenants dans ce modèle.
Pour le
modèle n°5 d'Agostinelli, je la rejoins dans le fait qu'un échange permanent
ait lieu entre les différents acteurs (leaders et suivants). Toutefois, à la
différence de moi, Benedicte a davantage insisté sur ce processus d'échange. En
ce qui me concerne, j'ai plutôt vu un rapport "d'humain à humain"
pour ce modèle. L'échange entre les différents intervenants serait secondaire
par rapport à leur volonté de créer un groupe homogène.
Je pense
que je rejoins aussi Benedicte dans sa compréhension du modèle n°6
d'Agostinelli. Pour autant, quelque facteurs me manquent pour savoir si elle a
compris comme moi ce dernier modèle. En effet, l'un des seuls propos qu'elle
émet à ce sujet est le suivant : « L'enseignant doit créer les conditions
suffisantes pour l'appropriation des connaissances et créer un espace de
négociation ». J'aurais aimé que Benedicte développe davantage sa vision des
choses pour savoir si je partage la sienne aussi. Ce peu d'éléments de réponse
soulève un problème d'implicite que je devrai élucider par moi-même lors de mon
travail d'analyse de son projet.
Ainsi,
Benedicte et moi partageons de nombreux points communs à propos de notre
compréhension des 6 modèles didactiques d'Agostinelli. Certains points sont
nuancés, ce qui me permet d'approfondir ma réflexion sur ce travail ; tandis
qu'un seul est en incompréhension (le modèle n°4). Cet échange personnel que je
fais sur son travail va me permettre d'aborder plus sereinement celui que je
vais faire sur son analyse de projet.
Le
projet de Benedicte est donc le suivant : un atelier en présentiel de veille
destiné à des doctorants d'archéologie et d'ethnologie. Ce que j'apprécie dans
sa démarche, c'est qu'elle décompose son projet de la manière suivante : «
Avant l’atelier », « Pendant l’atelier » et « Après l’atelier ». En tant que
lecteur, ce schéma est très utile, car nous avons tout de suite les bases pour
faciliter notre compréhension du projet.
Au sujet
du modèle n°1 d’Agostinelli, on ne peut qu’apprécier à quel point Benedicte
fourni des réponses exhaustives pour son projet. A mes yeux, tout y est : les
paramètres de temps, de situation, d’institution... Je n’ai donc rien à
rajouter de plus, car je la rejoins. On comprend aisément que ce premier modèle
rentre complètement dans le cadre de son atelier en présentiel de veille
destiné à des doctorants d'archéologie et d'ethnologie.
Ce que j’aime
aussi dans son projet, c’est que Benedicte insiste sur l’aspect d’« échange »
entre les différents intervenants. En effet, ce que Benedicte exposait précédemment
dans le premier modèle, c’était les règles à mettre en place pour le bon
déroulement de son atelier. On assistait plutôt à un échange de l’enseignant
aux étudiants. Ici, à travers le modèle n°2 d’Agostinelli, Benedicte pointe du
doigt la volonté de créer de l’interaction entre les différents apprenants.
Elle en vient même à parler de « communauté ».
Pour le
modèle n°3 d’Agostinelli, il semblerait que Bénedicte nous renvoie aux phases «
avant l’atelier », « pendant l’atelier » et « après l’atelier ». Est-ce que je
lis correctement le sens de son schéma ici ? C’est à vérifier auprès de
Benedicte directement. Si j’ai raison dans ma lecture, je suis à nouveau
d’accord avec ce qu’elle raconte C’est surtout le côté formation en «
individuel » et en « interactivité » que j’ai trouvé intéressant, puisqu’il
renvoie à nouveau au processus d’échange dont j’ai parlé précédemment. Selon
moi, elle a pensé à tous les éléments de « scénario » possible pour son
projet.
Le
modèle que j’avais le plus envie de lire dans son projet est le modèle n°4
d’Agostinelli. En effet, lorsque j’ai lu sa compréhension des 6 modèles
d’Agostinelli, j’avais bien insisté sur le fait que j’étais en désaccord avec
la compréhension de Bénedicte. Cette fois, lorsque je lis ce modèle n°4 par
rapport à son projet, je comprends davantage où elle veut en venir. Mieux, je
vais même dans son sens lorsque je la lis. En effet, Benedicte explique qu’il
est compliqué pour elle d’appliquer ce modèle n°4, puisque certains apprenants
sont réfractaires à l’utilisation de l’informatique. J’ai trouvé très
intéressant de pouvoir tomber sur une telle situation dans le cadre d’un projet
e-learning. Très justement, Benedicte parle de « communauté hétérogène ».
Le
modèle n°5 d’Agostinelli m’intéressait beaucoup lui aussi, puisque d’après
Bénédicte, il ne rentrait pas dans son projet. J’ai donc relu mes notes sur ce
modèle, je les ai comparés ensuite avec les siennes, et j’ai confronté nos deux
perceptions avec son projet. Voilà ce que j’en ais conclus : je comprends en
partie pourquoi Benedicte affirme que ce modèle ne correspond pas à ce projet,
puisque les apprenants de son groupe sont tous en doctorat, et doivent posséder
un niveau de connaissances équivalent entre eux. Pour autant, même si ces
personnes ont un niveau d’étude très élevé, il doit forcément avoir des gens
moins bons que d’autres dans leur domaine. Il est donc possible qu’un partage
intellectuel puisse s’opérer entre eux. Reste à savoir comment palier les
difficultés pour atteindre cet objectif en toute solidarité. Autre chose :
comment faire pour que les leaders ne soient pas exclus du groupe ? Telles sont
les modalités qui pourraient être prises en compte pour ce projet, mais que
Bénedicte a omises.
Bien que
Bénedicte ne développe pas trop le modèle n°6 d’Agostinelli en fonction de son
projet, j’ai pu voir qu’elle l’applique avec justesse, puisqu’elle parle bien
d’un groupe hétérogène qui fonctionne autour d’un « réseau de travail » par
rapport à un « nœud ».
Ainsi,
j’ai trouvé très enrichissant de m’intéresser au projet de Benedicte sur son
atelier en présentiel de veille destiné à des doctorants d'archéologie et
d'ethnologie. Elle a pu m’apprendre beaucoup de choses sur le e-learning,
d’approfondir ma réflexion sur le texte d’Agostinelli et d’enrichir mon propre
projet sur l’apprentissage du Breton à une classe de primaire en Bretagne.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire