Au cours de ma
scolarité, j'ai pu être confronté à une situation que tous les élèves n'ont pas
vécu dans leur cursus : l'apprentissage des langues régionales. Ce cas de
figure, je l'ai connu dès mon enfance en côtoyant des écoliers qui apprenaient
le Breton dans le Morbihan, mon département natal. La manière dont cette langue
leur était enseignée était assez rudimentaire : de l'enseignant à l'élève, sans
passer par l'intervention d'un programme pédagogique, tel que le e-learning. En
outre, comme la pratique du e-learning était moins répandue qu'aujourd'hui (au
début des années 2000), les élèves qui apprenaient une langue régionale avaient
peu de chance de recourir à ce procédé.
Le projet qui m'intéresse serait le suivant : l'apprentissage du Breton dans un établissement en Bretagne pour une classe de primaire (niveau CE2, CM1 et CM2), par le biais du e-learning.
Pour mettre en oeuvre ce projet, plusieurs obstacles sont à résoudre, à commencer par le problème des institutions. En effet, contrairement à une idée reçue, toutes les écoles de Bretagne n'enseignent pas cette langue. Certains établissements défendent ce projet par le biais d'associations, contrairement à d'autres qui s'y opposent. Ce problème soulève ainsi un cas de figure connue dans le modèle n°1 (modèle didactique fondé sur une approche anthropologique des connaissances) de Serge Agostinelli : le rapport à l'institution. De plus, toujours d'un point de vue institutionnelle, l'enseignant devra connaitre les démarches et les normes à suivre pour obtenir l'accord de l'académie de Rennes pour enseigner cette langue. Dans ce contexte, l'académie de Paris n'a-t-elle pas son mot à dire aussi ? Quelle est sa position sur le sujet ? Combien de temps prennent ces démarches entre les deux académies ? Comment le e-learning intervient dans ces divergences institutionnelles ? Telles sont les questions auxquelles nous sommes confrontés ici, et dont nous n'avons pas les réponses à ce jour.
Une fois ce problème institutionnel résolu, un problème d'une autre nature surgit : celui des différents « profils » des élèves. En effet, comme il s'agit ici de l'apprentissage d'une langue, certains d'entre eux seront plus familiarisés avec celle-ci que d'autres. A titre d'exemple, des écoliers connaissent déjà certains mots ou certaines expressions par leur entourage (parents, et surtout grands-parents). Nous avons donc affaire à une « hétérogénéité » pour reprendre les termes du modèle n°6 (modèle de dévolution didactique fondée sur la théorie de l'acteur réseau) de Serge Agostinelli. Un « noeud » se crée ainsi par le fait que des écoliers soient plus avantagés que d'autres pour l'apprentissage d'une langue. Un « réseau de travail » est donc en train de se former autour de l'activité ci-contre : l'apprentissage du Breton par le biais du e-learning. Pour cette raison, la question suivante se pose aussitôt : Comment le e-learning doit s'organiser pour palier cette disparité entre les élèves ? Une fois la réponse obtenue, il semblerait que l'enseignant ait toutes les conditions nécessaires pour faire son travail.
Maintenant que les bases de la relation éducateurs / élèves sont misent en place, il nous reste à nous pencher sur le rapport d'élèves à élèves. En effet, comme nous l'avons vu précédemment, certains auront une longueur d'avance sur les autres. Dans ce groupe hétérogène s'imposeront donc naturellement des leaders, tandis que d'autres occuperont plutôt une posture de suiveur. Cette situation fait ainsi écho au modèle n°5 (modèle communicationnel des situations dans le cadre de la construction et partage des règles dans les communautés) de Serge Agostinelli. Dans son projet e-learning, l'enseignant devra savoir comment les moins bons n'excluent pas le (les ?) plus fort(s). Un rapport d'équité entre eux devra ainsi être obtenu pour permettre l'enseignement de la langue.
Dans le cadre de mon projet, ce sont donc les modèles n°1, n°6 et n°5 qui m'intéressent.
A première vue, le modèle n°4 (modèle de communautés techno-didactiques fondé sur le rôle de médiation par l'outil) ne me serait pas utile, car l'aspect technique dans ce projet n'est pas primordial. En ce qui concerne le modèle n°3 (modèle informatique pour la prise en compte des contraintes liées aux situations didactiques), je n'y vois pas d'utilité pour le moment, car la notion de « scénario » autour de l'informatique ne se présente pas encore. Enfin, le modèle n°2 (modèle de communautés de pratiques pédagogiques fondées sur le savoir-faire et les échanges), ne me parait pas utile non plus, car le projet ne nous demande pas une co-construction de connaissances à partir de « négociations », de « participation », ou « d'engagement » de la part des membres du groupe.
Le projet qui m'intéresse serait le suivant : l'apprentissage du Breton dans un établissement en Bretagne pour une classe de primaire (niveau CE2, CM1 et CM2), par le biais du e-learning.
Pour mettre en oeuvre ce projet, plusieurs obstacles sont à résoudre, à commencer par le problème des institutions. En effet, contrairement à une idée reçue, toutes les écoles de Bretagne n'enseignent pas cette langue. Certains établissements défendent ce projet par le biais d'associations, contrairement à d'autres qui s'y opposent. Ce problème soulève ainsi un cas de figure connue dans le modèle n°1 (modèle didactique fondé sur une approche anthropologique des connaissances) de Serge Agostinelli : le rapport à l'institution. De plus, toujours d'un point de vue institutionnelle, l'enseignant devra connaitre les démarches et les normes à suivre pour obtenir l'accord de l'académie de Rennes pour enseigner cette langue. Dans ce contexte, l'académie de Paris n'a-t-elle pas son mot à dire aussi ? Quelle est sa position sur le sujet ? Combien de temps prennent ces démarches entre les deux académies ? Comment le e-learning intervient dans ces divergences institutionnelles ? Telles sont les questions auxquelles nous sommes confrontés ici, et dont nous n'avons pas les réponses à ce jour.
Une fois ce problème institutionnel résolu, un problème d'une autre nature surgit : celui des différents « profils » des élèves. En effet, comme il s'agit ici de l'apprentissage d'une langue, certains d'entre eux seront plus familiarisés avec celle-ci que d'autres. A titre d'exemple, des écoliers connaissent déjà certains mots ou certaines expressions par leur entourage (parents, et surtout grands-parents). Nous avons donc affaire à une « hétérogénéité » pour reprendre les termes du modèle n°6 (modèle de dévolution didactique fondée sur la théorie de l'acteur réseau) de Serge Agostinelli. Un « noeud » se crée ainsi par le fait que des écoliers soient plus avantagés que d'autres pour l'apprentissage d'une langue. Un « réseau de travail » est donc en train de se former autour de l'activité ci-contre : l'apprentissage du Breton par le biais du e-learning. Pour cette raison, la question suivante se pose aussitôt : Comment le e-learning doit s'organiser pour palier cette disparité entre les élèves ? Une fois la réponse obtenue, il semblerait que l'enseignant ait toutes les conditions nécessaires pour faire son travail.
Maintenant que les bases de la relation éducateurs / élèves sont misent en place, il nous reste à nous pencher sur le rapport d'élèves à élèves. En effet, comme nous l'avons vu précédemment, certains auront une longueur d'avance sur les autres. Dans ce groupe hétérogène s'imposeront donc naturellement des leaders, tandis que d'autres occuperont plutôt une posture de suiveur. Cette situation fait ainsi écho au modèle n°5 (modèle communicationnel des situations dans le cadre de la construction et partage des règles dans les communautés) de Serge Agostinelli. Dans son projet e-learning, l'enseignant devra savoir comment les moins bons n'excluent pas le (les ?) plus fort(s). Un rapport d'équité entre eux devra ainsi être obtenu pour permettre l'enseignement de la langue.
Dans le cadre de mon projet, ce sont donc les modèles n°1, n°6 et n°5 qui m'intéressent.
A première vue, le modèle n°4 (modèle de communautés techno-didactiques fondé sur le rôle de médiation par l'outil) ne me serait pas utile, car l'aspect technique dans ce projet n'est pas primordial. En ce qui concerne le modèle n°3 (modèle informatique pour la prise en compte des contraintes liées aux situations didactiques), je n'y vois pas d'utilité pour le moment, car la notion de « scénario » autour de l'informatique ne se présente pas encore. Enfin, le modèle n°2 (modèle de communautés de pratiques pédagogiques fondées sur le savoir-faire et les échanges), ne me parait pas utile non plus, car le projet ne nous demande pas une co-construction de connaissances à partir de « négociations », de « participation », ou « d'engagement » de la part des membres du groupe.